Actuel au Zoo de BÂle

Le 30 octobre, un okapi a vu le jour au Zoo de Bâle. Les okapis sont une espèce très rare, aussi bien dans la nature que dans les zoos. La naissance de Quinta, la deuxième déjà cette année, est donc d’autant plus réjouissante.

Pesant à peine 30 kg, Quinta était déjà debout sur ses pattes une vingtaine de minutes seulement après sa naissance. Et quelques instants plus tard, la petite femelle tétait allègrement sa mère, Mchawi (8 ans). Le 18 février 2019 déjà, un autre okapi était né au Zoo de Bâle. Qenco, le fils d’Ebony (8 ans), vit lui aussi dans le pavillon des antilopes. Il pèse à présent 150 kg. La dernière fois que le Zoo de Bâle a enregistré deux naissances d’okapis la même année remonte à l’an 2000.

Dans les zoos, la naissance d’un okapi est un événement rare. Les 27 zoos d’Europe qui accueillent cette espèce et mènent pour elle un programme d’élevage et de conservation (EEP) ne recensent pas plus de 76 individus en tout. Les okapis sont également très rares à l’état sauvage: selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ils sont une espèce très menacée, confrontée à un risque extrêmement élevé d'extinction imminente. On estime leur population mondiale à quelque 10 000 individus seulement.

Bien caché

Les visiteuses et visiteurs n’apercevront que rarement le petit okapi au cours des premières semaines qui suivent sa naissance. Et pour cause: à l’image des chevreuils de nos régions, d’autres espèces d’ongulés mais aussi des lapins, les jeunes okapis aiment se faire discrets. Ils restent tapis dans une cachette en attendant leur mère. Ce comportement, associé au fait que leurs glandes odorantes ne sont pas encore actives, les protège des prédateurs.

Mais grâce à une caméra installée juste au-dessus de sa cachette, les visiteurs peuvent néanmoins observer le jeune okapi. Dans les premiers temps, il dormira beaucoup et ne bougera que lorsque sa mère se présentera pour la tétée. L’écran sur lequel les images du jeune animal sont retransmises se trouve dans le pavillon Gamgoas. Il suffit de jeter un coup d'œil dans la station d’élevage des termites. Le pavillon des antilopes est fermé de 12 h à 14 h. Afin de ne pas troubler la mère et son petit, les visiteurs sont priés de faire le moins de bruit possible.

On appelle parfois l’okapi «girafe sauvage» en raison de son lien de parenté très étroit avec elle. Chez les okapis cependant, seuls les mâles portent sur leur front les ossicônes typiques de la girafe. Leur longue langue extrêmement mobile leur est en revanche commune à tous.

Le Zoo de Bâle soutient un projet de protection des okapis

La survie de l’okapi, une espèce découverte en 1901 seulement, est intimement liée à l’avenir des forêts tropicales de son pays d’origine. L’aire de répartition principale de l’okapi est la forêt équatoriale de l’Ituri, dans la République démocratique du Congo, et plus précisément la réserve de faune à okapis qu’elle abrite. Depuis des dizaines d’années, les guerres civiles, les flux migratoires et les troupes militaires en faction constituent une menace pour la population d’okapis et son habitat.

Le Zoo de Bâle soutient le «Okapi Conservation Project» depuis plus de trente ans. Là-bas, les gardes-chasse sont formés à la protection des animaux sauvages, tandis que la population locale bénéficie d'un soutien précieux, qui prend notamment la forme d’aides directes, comme par exemple la fourniture de médicaments, des formations et l’élaboration de modèles agricoles durables. Tout cela dans le but d’offrir aux habitants sur place des perspectives de vie à long terme et de protéger durablement l’environnement. Des caméras ont été installées afin de mieux comprendre le comportement des okapis dans leur aire de répartition naturelle. Les premiers enregistrements montrent clairement à quel point ces animaux à rayures maîtrisent l’art de se cacher dans la forêt.

https://www.okapiconservation.org/camera-traps-discovering-the-secret-life-of-animals/