Actuel au Zoo de BÂle

Penda, la petite girafe, est née au Zoo de Bâle le 22 décembre. Le carnet rose du pavillon des antilopes s’est enrichi dès les mois de novembre et décembre avec la naissance des petits koudous Pwani et Pendo. Les petits koudous et les girafes du Kordofan sont des espèces fortement menacées à l’état naturel.

Deux jours avant Noël, le pavillon des antilopes a vu naître un girafon, une femelle prénommée Penda. C’est le troisième petit de Sophie (7 ans). Le papa est Xamburu (9 ans). À la naissance, le girafon pesait 57 kg et depuis, il prend environ un kilogramme par jour.

Penda a toujours bu régulièrement et s’est montrée très active. Dès le 27 décembre, elle s’est aventurée à l’extérieur avec sa mère et a effectué ses premiers sprints sur ses longues jambes. Le 2 janvier, elle a inspecté pour la première fois l’espace extérieur avec le groupe au grand complet. Entre-temps, elle a commencé à se tourner vers l’alimentation solide et à mâcher un peu d’ensilage de feuilles.

Penda et ses parents vivent en compagnie d’Onong (2 ans), le frère de Penda, dans le pavillon des antilopes, ainsi que d’Osei (un an et demi), son demi-frère, et de Kianga (10 ans), la mère de ce dernier. Osei et Onong quitteront bientôt le zoo pour aller dans un zoo belge, suivant ainsi les recommandations du programme d’élevage des girafes du Kordofan.

Une sous-espèce de girafe menacée

Le Zoo de Bâle héberge des girafes du Kordofan. Cette sous-espèce est considérée par l’UICN comme étant fortement menacée. La population sauvage ne s’élève plus qu’à environ 1400 individus et continue de baisser. Les girafes du Kordofan se trouvent au Tchad, dans le nord du Cameroun, en République centrafricaine et peut-être encore dans l’ouest du Soudan. La réduction de leur espace vital, les conflits armés et le braconnage ont mis à mal ces populations. Il est donc d’autant plus important pour les jardins zoologiques de conserver des populations génétiquement en bonne santé.

Rares sont les zoos qui accueillent des girafes du Kordofan. Sur les 374 zoos enregistrés à travers le monde et dont les données sont saisies dans le ZIMS (zoological information management system), seuls 24 abritent des girafes de cette sous-espèce. Cela représente 87 animaux sur un total de 2000 girafes vivant en zoo. Chaque naissance est cruciale pour maintenir une population en bonne santé génétique dans les jardins zoologiques. La présence des girafes en zoo rappelle aux visiteurs qu’elles sont de plus en plus rares dans leur milieu naturel. On n’en recense plus que 70 000 sur tout le continent africain.

Deux naissances chez les petits koudous, une espèce rare

Dans le pavillon des antilopes, des petits koudous ont récemment vu le jour. Le 24 novembre, Jina (6 ans) a mis au monde une petite Pwani. Le 3 décembre, c’est un petit Pendo, fils de Cony (6 ans), qui a vu le jour. Les deux petits et leur mère sont en bonne santé.

Les petits koudous sont très craintifs et prudents. Les mères cachent leur progéniture dans des buissons lorsqu’elles partent à la recherche de nourriture. Ce n’est qu’à l’âge de quatre semaines que les petits commencent à suivre leur mère. Les visiteurs peuvent l’observer actuellement dans le pavillon des antilopes. Les jeunes accompagnent désormais régulièrement leur mère dans les enclos extérieurs.

Ces antilopes graciles ont de grands yeux bruns et de larges oreilles qui les aident à rester à l’affût des dangers et à mieux s’orienter dans la brousse africaine. Ces animaux farouches requièrent une attention particulière, car ils sont extrêmement craintifs. Une caisse de mise bas spéciale, à l’abri des regards, est à leur disposition dans le pavillon des antilopes. Ils peuvent s’y retirer à tout moment. En hiver, lorsqu'il fait beau, les animaux peuvent également se rendre dans l’espace extérieur.

La reproduction en zoo est importante

L’aire de répartition des petits koudous en Afrique couvre l’Éthiopie, le Soudan, la Somalie, le Kenya et la Tanzanie. Leur population diminue à l’état sauvage étant donné que leur espace vital est de plus en plus restreint et qu’ils sont chassés pour leur viande. Elle est estimée entre 80 000 et 100 000 individus.

Cette espèce d’antilope est également très rare dans les zoos. On ne la trouve que dans 26 zoos à travers le monde, dont 13 en Europe. L’élevage de ces animaux rares revêt une importance d’autant plus grande. Dans les zoos, leur reproduction est organisée dans le cadre d’un programme d’élevage (ESB = European Studbook, livre généalogique européen) mené par le Zoo de Bâle pour cette espèce. Le Zoo de Bâle élève des petits koudous depuis 1956.